Bienvenue sur Petits Croquis

Qui suis-je ?

J’ai commencé à dessiner enfant comme presque tout le monde. Mes parents s’étant séparés, j’ai eu la chance et la malchance de grandir avec un parent artiste peintre.

D’un côté j’ai été plongé dans un monde de couleurs, de livres, de pinceaux et d’art. D’odeur d’essence de térébenthine, d’encre, d’atelier et de sauce bolognaise. J’ai grandi avec la croyance profonde qu’un artiste ne peut presque jamais réussir sa carrière et se réaliser pleinement. Qu’il vivra pauvrement, sera rarement reconnu et que dans le meilleur des cas la reconnaissance viendra post mortem.

De l’autre j’ai appris à préserver l’idée que l’on peut essayer, se tromper, rebondir, être curieux. Partir à l’aventure et  apprendre par l’expérience et quand même réussir.

Cette dualité ne m’a pas empêché de faire mes études dans une école d’infographie. L’école n’était pas encore connue à l’époque, elle venait d’être créée.  J’étais dans l’art sans trop y être et j’adorais dessiner. À cheval entre le technique et l’artistique. Un compromis à la Belge pourrions-nous dire. Une façon d’embrasser ma passion vouée à un parcours mal engagé, et un choix d’étude dans l’ère du temps.

Par rapport à mon parcours scolaire, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été un élève moyen. Avec les étiquettes qui vont avec, avec la peur du jugement (je me revois signer en cachette les interros que j’étais censé faire signer à mes parents), avec la peur de l’échec, la peur de devoir recommencer. Toutes ces peurs se sont transposées dans mes dessins par la suite. Une chance au final car j’en suis sorti grandi. Là où j’aurais pu abandonner mille fois j’ai pu rebondir et par la suite j’ai enseigné avec une bienveillance renforcée par ces expériences passées.

Après mes études je suis devenu enseignant en 2005 un peu par hasard. L’état finançait les Hautes Écoles, une occasion à saisir au vu de la rareté de la chose. J’ai donc commencé comme assistant puis je suis devenu professeur à temps plein. Pendant 15 ans j’ai appris à apprendre à un public très varié et j’ai eu surtout l’immense plaisir de rencontrer des gens passionnés par leur métier.

Francois Villers

Si petit à petit je quitte l’enseignement traditionnel, c’est pour plusieurs raisons : qui me sont propres et qui n’enlèvent rien à la qualité des cours qui sont donnés dans les écoles traditionnelles. La chose la plus importante qui m’oriente vers ce choix c’est ce que j’appellerais la « place invisible » que prend “L’Entreprise” dans l’enseignement et le décalage naissant entre le plaisir d’apprendre et la préparation au monde du travail. Je rejoins la pensée du philosophe Albert Jacquard quand il dit : « La rentabilité n’est pas le moteur du monde ».

Une révélation personnelle

Le mot peut sembler fort et pourtant ! C’est en allant voir une exposition d’Hergé, le dessinateur de Tintin, que j’ai eu cette révélation. C’était il y a un an ou deux, une petite piqûre de rappel. Je traversais une période de doute. Sur le parcours de l’exposition, mes pas me guidèrent vers les illustrations que ce grand dessinateur de talent avait réalisées à ses débuts. Ses premières publications. Quel plaisir de voir ces dessins imparfaits, de voir les débuts d’une personne qui allait devenir mondialement connue mais qui ne le savait pas encore à ce moment-là ! De comprendre qu’il n’avait pas un talent exceptionnel en commençant mais qu’il s’était construit avec le temps. De se rendre compte que tous les grands artistes avaient commencé en bas de l’échelle. Que ce qui compte au final c’est d’évoluer soi par rapport à soi.

10

Ateliers donnés

15 ans

Expériences

5

Programmes en ligne

1000+

Clients heureux

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